Artisan fleuriste freelance, Biarritz, Pays Basque, créatrice d'émotions florales


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Un monde végétal…Arbres, Fleurs…Des êtres vivants! Colorés, multiformes…A regarder de plus près!

dessin  d'un arbre dansant avec ses amies fleurs autour!
La ronde de l’arbre

Ces arbres, nos amis proches!

Les arbres de nos villes, de nos campagnes, de nos forêts, même sous nos climats offrent, à qui sait leur consacrer un peu de temps, encore des sources de ravissements, sans cesse renouvelée.

Comme nous son « sang » circule partout dans la moindre partie de ses fibres. Comme nous il respire, transpire, perds ses « cheveux » au fil des ans. Comme nous il peut être souffrant, attaqué par des parasites, des microbes. Et, le plus extraordinaire, des scientifiques l’ont prouvés, il communique avec ses congénères!

affiche l'intelligence des arbres

Nous aimons tous les arbres. Certains les voit, d’autres, les regarde mais peu les observe de près, les touche, les sente!

Observer les écorces des arbres leurs textures, aspects, couleurs, craquelures, est un plaisir que j’affectionne. Ils nous proposent une collection de sensations fantastiques faisant appel à tous nos sens! Le regard, d’abord. Durant toute l’année du printemps à l’automne au moins, et si, en hiver, les feuillages chatoyants de la plupart sont tombées, les troncs deviennent à leur tour, des parures à ne pas négliger. Les unes soulèvent leur écorces en de grosses écailles aux teintes variées du caramel au chocolat (platane) au café noir (pin) laissant entrevoir des sous couches plus claires, plus douces, plus parfumées aussi, d’autres décollent avec discrétion des lambeaux plus ou moins fragiles et colorés de fines écorces presque translucides comme le bouleau du blanc laiteux au vert anisé…et toujours des teintes surprenantes , chacun sa technique pour se rendre « intéressants ». Ouvrons l’œil !

Le toucher, vient ensuite. Laisser vous surprendre par leur « peaux » si différente, proche de la soie pour le bouleau, ferme et régulière du chêne, rugueuse des pins, craquelé avec ses « vallées » des platanes… (j’y reviendrais dans un article plus complet)

Arbres du monde

Votre odorat, si vous vous approchez encore davantage, sera comblé…Des voyages olfactifs étonnants qu’ils vont vous offrir: du pin, à l’eucalyptus en passant par le cèdre… Et bien sur la cannelle que nous connaissons tous dans notre cuisine! Notre armoise à pharmacie en regorge aussi avec les bienfaits de certaines essences sous forme d’huiles essentielles!

Cultivées ou pas…

Chaque années d’innombrables variétés de fleurs, de plantes, de végétaux de toutes sortes apparaissent au marché de gros d’Aalsmer aux Pays bas, le plus gros marché du végétal au monde. Des provenances, de plus en plus lointaines, de tous les latitudes, de tous les continents approvisionnent les stands immenses, à perte de vue, des grossistes.

Vues sur le marché d’ AALSMER au Pays Bas

Fleurs, feuillages, fruits et baies d’infinie variétés m’étonnent me ravissent, chaque jour, à l’arrivage, tant l’univers végétal est vaste, varié, coloré! Toujours curieuse de les « travailler » de connaître de nouvelles formes, textures, odeur (parfois) et leur tenue en vase aussi, j’aime tenter l’expérience de la découverte.

Mais il n’y a pas que des végétaux « frais » il y a aussi, leurs fruits: cosses, graines, gousses : longues, fines, larges, fragiles ou épaisses, de toutes les formes et textures possibles des pommes, de conifères et de résineux de tout calibres et couleurs : sapins, cèdres, épicéas, mélèzes, thuyas et autres pins…, des mousses, des lichens, lisses ou poilus, touffus doux ou drues du blanc au vert profond en passant par des nuances variées de vert de gris, au bleuté pastel.

Et oui , je m’émerveille toujours autant après plus de 30 ans de métier, des teintes extraordinaires du monde végétal, véritable arc en ciel de « mon » univers floral et je ne parlerai pas aujourd’hui de celles des oiseaux, papillons, poissons… Très sensible aux nuances, je suis presque pointilleuse lors de mes achats, c’est aussi un de mes points forts peut être; sans doute un héritage doublement génétique d’un père artiste peintre et d’une mère décoratrice de talent!

Je suis née dans les tubes de peinture!

Composition en damier de fleurs, plantes et fruits
Damier coloré de fruits, fleurs et plantes

Café, bordeaux, caramel, brique, chocolat, safran, ébène, épinard, sapin, ciel, gris souris, tourterelle, poudré, ardoise, lavande, violette, azur, émeraude, turquoise ou plus fruité, mandarine, pistache, vanille, jaune citron, melon, prune, fraise, tomate, cerise, pêche, abricot, banane ou encore,corail, sable, poudrée,blanc neige (les Inuits ont pour cette couleur plus d’une centaine de noms différents!). Je pourrais énuméré ainsi des milliers de teintes qui pour moi ne sont pas simplement du jaune, du rouge, du bleu, du vert ou du noir, mais une palette d’infinie nuances que je perçois d’un œil perçant!

Je peux affirmer que la couleur fait partie intrinsèquement de ma vie!
Bouquet acidulé aux couleurs d'agrumes
Un bouquet classiquement rond mais très original par ses teintes fruitées

J’ai parfois l’air dans les nuages, c’est un peu vrai, je regarde partout, en quête d’une vie…inaperçue!

Partout c’est pour moi un festival de coloris, de nuances, de teintes à observer. Parfois complexe à vivre, du choix de mes chaussures le matin, des différentes teintes des trottoirs que je trouve mal assortis (raccords hihihi). Mais la plupart du temps je me régale à poser mon regard sur des choses anodines pour la majorité des gens car ville aussi, à ses couleurs: les sols ou nous marchons(calcaires, argileux, sablonneux…) les innombrables teintes des feuilles des arbres des jardins, des herbes folles et sauvages colonisant jusqu’au moindre interstices des rares murs en pierre de nos villes.

J’aime la nature !

Mes yeux sans cesse sont en recherche partout ou ils se posent de ce qu’ils ne connaissent pas, encore, dans la nature, devant un brin d’herbe, à travers un buisson...curieux, attentifs à la vie qui est présente autour d’eux! Vous aurez sans doute compris que je ne pourrais me passer de cette nature à la fois si proche et encore si inconnu.

Prairie sauvage
Environ 500 000 espèces de plantes sont décrites dans les livres mais savez vous que plus de 2000 espèces sont encore découvertes chaque années, non identifiées, sans nom. C’est chouette, non !

Et oui ma profession de fleuriste, vivant au plus près de si belles choses, en fait rêver plus d’un(e). C’est en effet une passion avant d’être un métier! Depuis mes débuts je n’ai cessé d’y prendre du plaisir malgré les désagréments inconnus de la plupart de nos clients: le froid vif l’hiver…on ne chauffe quasiment pas nos boutiques l’hiver, les mains dans la terre au mieux, dans l’eau tiède le jour de l’arrosage et l’été, « on » garde la fraicheur » entre 12 et 18° sous la clim, lorsqu’il fait plus de 25 à 30 dehors…rhume assuré ou rhume des foins en fonction de certains pollens. Pour certains aux peaux plus tendres, des allergies à certains feuillages :primevère, thuya, sapin, dont les caresses sont souvent urticantes!

Pour partager tout ça, j’ai donc choisit depuis que j’exerce en freelance de proposer des ateliers d’art floral afin de tenter de communiquer avec ceux qui vibrent aussi à l’unisson de la nature, comme moi! Art floral mais aussi Land’art , une autre façon de communier avec elle. L’art de créer avec elle! Rien n’est détruit, cassé, détériorer! Juste, pouvoir prélever ce qui est au sol, offert comme un cadeau aux yeux de ceux qui savent observer, admirer…créer avec elle et lui laisser ensuite en offrande à sa beauté!

Composition piquée d'anthurium rouge
Trio exotique

Vous souhaitez me rejoindre…C’est facile, un petit mot sur ma messagerie lesfleursbuissonnieres@gmail.com pour connaître les dates envisagées, me confier vos envies, vos disponibilités et je me charge de monter un atelier au plus près de chez vous.

A très vite Véronique


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Les Roses Anglaises, vous connaissez… celles de David Austin sont incontournables.

Douceur, délicatesse, beauté. Telles sont leurs principales qualités.

David Austin est un rosiériste anglais qui s’est intéressé à la culture des roses dès 1950. Il créa sa propre pépinière une quinzaine d’années après, afin de mettre en application ses recherches et de pouvoir croiser des nouvelles variétés aux rosiers « anciens » des XVIII et XIX ème siècle dont les parfums puissants et les formes variées dépassaient de loin celles des rosiers de maintenant.

Son envie : créer des rosiers » anciens modernes » .

Les rosiers « modernes »avaient certes pour eux une diversité de coloris très étendu, mais leur fleurs calibrées, avec peu de pétales, le plus souvent manquaient d’élégance. Des parfums quasiment inexistants, alors que les « anciens » disposent toujours d’une puissance que l’on pourrait presque qualifié d’aromatiques, tant ils étaient variés. Aux effluves de myrrhe, de miel, d’amande, ou poudré, acidulé, citronné… fruité, les roses « modernes » ont beaucoup à leur envier!

Une passion familiale

Depuis les année 90, David Austin (junior) le rejoins pour développer son programme d’hybridation. Plus de 150000 croisements, plus de 250000 jeunes plants germeront les années suivantes. Une nouvelle variété se crée avec patience; environ huit années sont nécessaires pour parvenir à confirmer une nouvelle rose dite « anglaise ». Chaque année se sont donc quelques naissances chez David Austin. Car peu d’élue dans ce cercle restreint. Il lui faut répondre à des critères très sévères et bien précis pour obtenir son titre de « Roses Anglaises »

Pour rentrer dans ce cercle très fermé des « Roses Anglaises »

Tout d’abord la rose doit de posséder un atout de charme au regard: de très nombreux pétales qui vont peu à peu se dérouler au fil des jours, ne laissant voir son cœur que longtemps après l’éclosion (contrairement aux églantines, proches de nos roses actuelles). En effet ses pétales s’ouvrent successivement par étapes, chacune laissant entrevoir une nouvelle série de pétales et parfois de couleurs et lui une durée de vie très longue, même en vase. En effet lorsque les premiers pétales extérieurs meurent, d’autres éclosent en laissant apparaître de plus frais, plus fringants!

7 jours d’écart entre la première, encore en bouton mais déjà ouverte et la dernière

Ses pétales colorés , légèrement fripés, tels du papier de soie le plus fin, presque transparents devront jouer avec la lumière du soleil. Leur coloris superbes du blanc le plus intense au rouge cuivré, la plupart tendent du jaune poussin au corail en passant par l‘abricot, du rose poudré au rose framboise, des coloris toujours délicats. La transparence, la fragilité apparente de leur robe, ainsi que leur parfums puissants font des « Roses Anglaises » des roses exceptionnelles.

Son feuillage aussi doit être irréprochable. D’un beau vert tendre, exempt de maladie, de trou laissant supposer que la plante est en bonne santé. Si sa tête penche légèrement sur sa tige, pas d’inquiétude, elle reprends son allure charmante de la rose de jardin.

Du jardin au vase

Toujours cultivées en Angleterre , dans la roseraie d’Albrighton, la grande famille des Rosiers Anglais de jardin compte plus de 800 variétés .

Roses anglaises, de jardin encore sur tige

« Lady of Shalott », « Gertrude Jekyll » ou encore « William Shakespeare » des noms bien anglais pour désigner ses rosiers à fleurs de jardin. Bouton rouge-orangé à grandes fleurs, rose-saumon dont l’envers nous étonne par sa couleur jaune, cramoisie devenant pourpreJaune pur au parfum de thé à la violette , les rosiers de la famille Austin parfument délicieusement les jardins de curée, les jardins ou les herbes folles ont encore leur place!

En 1992 David Austin eut la bonne idée de se lancer dans la création de variétés destinées aux vases. Cinq variétés parfument désormais nos maisons. Leur tenue en vase exceptionnel vaut assurément leur prix qui dépasse (voir du double) les roses de grandes cultures industrielles.

Mêmes qualités que leurs sœurs de jardin: leurs couleurs délicates et profondes, leurs parfums puissants,leur port gracieux, les roses anglaises que l’on trouve (ou que l’on peut commander) en France s’ouvrent aussi par étapes tout doucement pour nous donner de vraies émotions florales immenses .

Tous nos sens sont sollicités…N’hésitez pas à les découvrir, mieux vaut moins de fleurs dans un vase mais à fort potentiel émotionnel qu’un bouquet énorme sans attrait!

Une référence en matière de gravures de roses

Merci Monsieur David Austin .


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Ateliers chics pour E.V.J.F. dans un cadre verdoyant

Je viens d’apprendre que mon partenaire L’Hotel Laminak à changé de propriétaire. L’hôtel est Fermé jusqu’en 2024!

Je recherche un nouveau lieu magnifique près de Biarritz pour des ateliers « chics » consacrés aux enterrements de vie de jeunes filles.

Entrée par le jardin…on s’y sent déjà bien!

C’est la surprise que je souhaitais faire à mes premières 9 demoiselles d’honneur de l’année 2019 pour leur découverte de l’art floral.

Je recherchais un lieu ou la nature était très présente, loin du bruit et des tumultes de la ville touristique.

Les propriétaires de cet Hôtel de charme, ont vendu que j’avais trouvé mon lieu idéal. Y régnait le silence et les bonnes collations. Même la tondeuse automatique surprenait par son silence. L’hôtel LE LAMINAK faisait d’ailleurs partie des « Relais du silence » au même titre que de grands étoilés d’ici et d’ailleurs.

De nombreuses demandes m’avaient poussés à dénicher un lieu magique pour quelques moments de retrouvailles ou le cadre et l’activité se veulent « haut de gamme »! L’Enterrement de Vie de Jeune Fille(E.V.J.F.) dans un hôtel de charme, sur un week end, le plus souvent entre amies d’enfance. Un moyen de tisser et de resserrer des liens autour de différentes activités joyeuses, mais aussi créatives et artistiques.

Ces heures passées avec vous, je les souhaite le plus agréables possible. C’est pourquoi je vous ai préparé un document afin de vous aider à faire vos choix! Cet atelier privatisé, aux matériaux raffinées, je les choisit toujours dans le but de leur faire plaisir, au plus près de leur attentes(couleurs, formes, matières) afin qu’elles se souviennent dans quelques années encore de cet atelier manuel et floral . L’Hotel Laminak, offre aux plus exigeantes, dans son écrin de verdure accueillant, spacieux, au calme et pourtant si près de Biarritz, le luxe, du confort, d’un jardin et d’une piscine et d’une belle terrasse pour confectionner leurs couronnes de fleurs.

Ophélie et ses amies ont donc choisit comme la plupart des demoiselles d’honneur, l’accessoire de cheveux le plus souvent porté par les jeunes filles et fillettes, comme touche finale de leur tenue de mariage ou de cortège: la couronne de fleurs séchées ( fraîches ou permanentes).

La couronne de fleurs pour cheveux fait partie des ateliers D.I.Y. les plus demandés en art floral.

Néanmoins, une autre tendance continue d’émerger. Il s’agit du headband à fleur qui remplace le serre tête traditionnel doré ou perlé, plus classique, sans motif floral. Même esprit qu’une couronne de fleurs, l’atelier de head-band offre la particularité de pouvoir être porté de différentes façons: sur le front tel un bijou ou pour maintenir des mèches fines ou rebelles. Une solution très féminine qui plait beaucoup quand une soirée se prépare juste après l’atelier d’art floral. Une autre thématique retiens l’attention de mes participantes les bijoux floraux. Ainsi, broches en fleurs fraîches ou stabilisées (permanentes), barrettes végétales et autres pics à cheveux fleuris remportent de plus en plus de succès. Une idée originale qui permet d’éviter la redite pour les membres de l’E.V.J.F qui ont déjà participé à cet atelier d’art floral.

Retour des femmes fleurs.

L’atelier d’art floral est un des préférés des françaises et plus particulièrement pour les « réunions » entre filles à l’occasion de l’ E.V.J.F. La couronne de fleurs, qui historiquement était utilisé tel un apparat, s’est complètement démocratisée, c’ est aujourd’hui le thème coiffure chouchou des enterrements de vie de jeune fille tout comme on a vu le grand retour des chapeaux de paille dans les rues et même en ville, des bouquets « champêtres » pour les mariées, des coquelicots et autres herbes folles jusque sur les robes des femmes! La tendance des décorations de mariage est au retour vers la nature,plus de feuillage, moins sophistication, en apparence, car souvent plus complexe à travailler. Les fleurs sont mise en valeur, chacune pour leur beauté intrinsèque plutôt que pour un effet de masse. Plus de technique et de savoir faire que d’esbroufe et de volume des travaux d’amateur.

Accessoires barrette de chigon
Une variante, à la couronne, un large peigne pour les cheveux de la mariée celui ci est abondement fleuri .

Un atelier « couronnes de fleurs », c’est aussi le plaisir de découvrir une activité manuelle divertissante, et de pouvoir prolonger ce moment avec des photos souvenirs joyeuses, parfois de reproduire plus tard avec les enfants de la famille ce nouveau savoir faire durant les journées chaudes de l’été en mêlant des herbes folles, et autres graminées glanées en promenade.

La bonne idée, quand le timing le permet, c’est d’organiser son E.V.J.F la veille ou quelques jours avant le mariage surtout si le choix se porte sur des végétaux frais. Ainsi, toutes les participantes de l’ E.V.J.F pourraient arborer leurs couronnes de fleurs le jour J, comme un signe de ralliement. En fonction du thème du mariage et de la saison, je prends soin de choisir des fleurs, des matériaux dont les couleurs rappellent l’ambiance, la thématique pour coller le plus possible à leurs souhaits, au gout des mariés, afin que leur travaux restent aussi un souvenir concret du mariage!

Si l’atelier art floral vous séduit, pour un Enterrement de Vie de Jeune Fille, ou tout autre évènement , contactez moi suffisamment à l’avance, afin de retenir votre date, j’aurais plaisir à vous le préparer selon vos envies, vos couleurs… et donc à le personnaliser le plus possible!

A bientôt . Véronique

Demoiselles d’honneurs aux bouquets et couronnes de fleurs

Petit supplément à mon article: Vive la « demoiselles d’honneur » mais au fait quel est son rôle?

Je vous propose de lire l’article très intéressant qui m’ait parvenue de l’autre côté de l’Atlantique, du Canada très précisément, sur la fonction des Demoiselles d’honneurs auprès de la mariée sur le blog de « Maison d’Evelyne » Merci à toi Brigitte:)


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Des fleurs presque éternelles, plus vraies que nature!

Ces végétaux feuilles et fleurs, que l’on dit préservés, durables, stabilisés…Permanents!

Roses anglaises stabilisées
Photo @SecondFlor

Dans un article précédent je vous racontais un peu l’évolution des fleurs décoratives, non « fraîches » qui résistent aux outrages du temps. Des plantes et fleurs qui peuvent conserver un aspect frais et colorés même après plusieurs mois. Plusieurs sortes en lisses: artificielles, séchées ou les petites dernières dites « permanentes ». Plus exactement stabilisées.

A la vue, au toucher…elles peuvent tromper certains de nos sens. Leur procédé de conservation nous offre une apparence de fraîcheur. Hélas sans le parfum. Le spécialiste propose des effluves de roses en flacon, dont je vous en parlerai lorsque je l’aurai testé. Ces végétaux dénommés « permanents » sont le luxe suprême! Magie? Oui et non, entre la chimie et la nature des procédés « presque » naturels.

Quelques précisons sur ces nouvelles techniques de conservation.

Il est important de dissocier 2 processus de conservation végétale : La stabilisation et la préservation végétale.

La stabilisation s’opère à partir de végétaux vivants. Cette technique permet de figer la plante dans son état de fraîcheur après récolte. À contrario, la préservation de végétaux se fait à partir de végétaux séchés. Ce procédé permet de réhydrater le végétal. La stabilisation végétale est la technique la plus fiable dans le temps. Elle est aussi plus coûteuse car plus risquée.

Stabilisation par capillarité, plus particulièrement pour les feuillages

C’est la technique de stabilisation originelle, celle que je pratique pour nombreuses variétés des feuillages que j’emploie!

Le pied de la plante encore fraîche est mis à tremper dans 5 cm de solution de stabilisation. Cette solution est à base de glycérine végétale, d’eau, de colorant alimentaire et de nutriments. La glycérine permet de retenir l’eau à l’intérieur de la plante et le colorant alimentaire permet d’obtenir la couleur souhaitée. Les nutriments servent à nourrir la plante durant le processus de stabilisation qui dure quelques jours. Après avoir absorbé cette sève de substitution, la plante ainsi stabilisée est mise à sécher durant 24h.

Chaque espèce végétale à ses spécificités!

La température de la solution de stabilisation, la durée d’absorption, la période de récolte ou encore les nutriments utilisés sont autant de facteurs qui assurent la réussite de stabilisation pour chaque espèce. Cette technique, considérée comme la plus noble, permet notamment l’obtention de couleurs inédites de feuillages, tout en conservant la couleur naturelle des branches et des tiges. En effet, généralement plus épaisses, elles ne laissent pas les colorants circuler jusqu’à leur surface.

La stabilisation par capillarité est également utilisée pour certaines fleurs comme le, limonium, le statice dont il suffit de stabiliser la tige, les fleurs étant naturellement sèches.

Kokédama
Également utilisable pour concevoir de vrai/faux kokédama!

Stabilisation par double immersion, indispensable pour les fleurs

C’est la technique la plus répandue pour la stabilisation des fleurs. Les fleurs doivent être extra fraîches pour que la stabilisation soit réussie. Certaines variétés de fleurs sont idéales pour ce type de stabilisation. Cette technique consiste en deux étapes d’immersion. Le premier bain consiste à plonger la fleur durant 24h dans une solution d’alcool pur. Le but est de déshydrater la fleur tout en conservant sa forme d’origine. Lors de ce premier bain, elle perd également sa couleur d’origine.

Le second bain est constitué d’alcool, de propylène-glycol, de glycérine et de colorants alimentaires. Le propylène-glycol et la glycérine, sous l’effet catalyseur de l’alcool, se chargent de réhydrater la fleur. Les colorants alimentaires lui donnent la couleur souhaitée. Les têtes de fleurs sont stabilisées sans leurs tiges car ces dernières prendraient alors la couleur de la fleur.

Préservation par simple immersion pour les mousses et lichen

Contrairement aux techniques de stabilisation, la préservation par immersion est pratiquée sur des végétaux séchés. Le procédé consiste à plonger la plante dans une solution de préservation à base de glycérine végétale, d’eau et de colorants alimentaires afin de la réhydrater.

Cette solution doit être préalablement chauffée au delà de 40°C minimum. Le processus lui confère alors une nouvelle souplesse et la couleur souhaitée. Une fois sortie du bain, ces végétaux sont nettoyés puis séchés. Le temps de séchage peut fortement varier d’une espèce à l’autre, selon la nature plus ou moins spongieuse et/ou la porosité du végétal concerné.

Cette technique, moins onéreuse et risquée, reste cependant bien moins fiable dans le temps. La qualité de conservation obtenue par cette méthode n’est pas comparable avec celles obtenues par les techniques de stabilisation.

Dans le cas des mousses, cette technique est la seule fiable et valable mais demande des temps de séchage qui peuvent sensiblement augmenter les coûts de production. Indispensable pour réaliser des tableaux et autres œuvres murales.

Le lichen est lui immergé dans une solution saline. Cela présente l’avantage d’être non inflammable (contrairement à la glycérine) et naturellement traité contre les insectes. Par contre, il sèche en dessous de 40% d’humidité dans l’air. La stabilisation du lichen au sel permet d’en faire le végétal le plus fiable de tous les végétaux préservés.

Coussin d’alliance réalisé en végétaux stabilisés

Préservation par pulvérisation

Cette technique est sensiblement identique à la préservation par immersion. Elle est également utilisée sur une matière végétale sèche et souvent plate. Elle consiste à pulvériser directement sur le végétal une solution de préservation à base de glycérine végétale, d’eau et de colorants alimentaires afin de le réhydrater en surface. C’est le cas notamment pour la mousse plate et mousse boule pour laquelle ce procédé est couramment utilisé. Le processus lui confère alors une nouvelle souplesse de surface et la couleur souhaitée. Une fois pulvérisés, ces végétaux sont séchés uniquement. Le temps de séchage est ici bien plus court qu’avec une immersion totale.

Cette technique est à la fois moins onéreuse et moins risquée que la précédente mais possède les mêmes problématiques de fiabilité dans le temps. La qualité de conservation obtenue par cette méthode n’est pas comparable avec celles obtenues par les techniques de stabilisation.

Idéale pour créer de l’émotion floral les jours de mariage. Floraison d’accessoires pour les mariées, ses demoiselles d’honneur et le cortège. Ils deviennent de vrais bijoux floraux.

Techniques mixtes

Certains végétaux peuvent être stabilisés en combinant plusieurs techniques:

-On peut par exemple concevoir de déshydrater la plante dans un bain alcoolique et la réhydrater dans un bain de glycérine chaude sans catalyseur ni propylène glycol.

-On peut également immerger un végétal frais en considérant qu’il pourra tout de même absorber la glycérine par capillarité dans le bain. Il n’est pas rare d’enchaîner une stabilisation par capillarité avec une immersion pour fiabiliser la couleur extérieure.

-On peut également assurer la tenue du végétal en stabilisant par capillarité puis donner la couleur par immersion. De nouvelles techniques de stabilisation innovantes sont en cours de développement. Certaines, comme à base de CO2 sous pression, offrent la possibilité de stabiliser de nouvelles espèces. Elles permettent surtout de réduire le temps nécessaire à la stabilisation des fleurs et des plantes.

La stabilisation végétale n’en est qu’à ses débuts. Les connaissances et les techniques dans le domaine sont en constante évolution.

Merci à l’entreprise @Second Flor » spécialiste de cette technique pour ces explications détaillées et à qui j’ai emprunté aussi certaines photos de leur site (réservé aux professionnels!)

Dahlia rose dragée stabilisé
photo @SecondFlor


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Fleurs fraîches, séchées, permanentes, artificielles, intemporelles, stabilisées… Vous êtes perdus!

Parfois les fleurs de belles compositions, travaillées avec talent, peuvent tromper nos perceptions. Regardez y bien de plus près.
Vraies ou fausses? Lesquelles sont naturelles?

Lorsque j’ai débuté ma carrière de fleuriste nous avions le choix d’utiliser, selon leur destination, des fleurs fraîches, des fleurs séchées (peu de variétés à cette époque) toutes deux naturelles et des fleurs « artificielles » le plus souvent en soie ou en tergal.

Bouquet classique de flerus séchées
Bouquet de fleurs séchées avec fleurs exotique

Les premières étaient destinées aux évènements familiaux: mariages, communions, baptêmes, anniversaire et enterrements... Ces fêtes de famille étaient fleurit avec de « vraies » fleurs comme disaient les clients!

Les fleurs séchées pour les petits cadeaux achetées par les personnes d’un age avancée,souvent assortis de contenants en argent, porcelaine et paniers de toutes sortes. Elles ont peu à peu désertées nos magasins, puis disparut pendant une vingtaine d’années, pour revenir en force depuis 2 ans avec des nouvelles utilisations portées par les jeunes générations (couronnes de demoiselles d’honneur, couronnes de Noël, attrapes rêves…)

Duo de couronnes en fleurs séchées

Les plantes artificielles ont envahies le marché de la production artificielle, réservées plutôt aux hall d’hôtels, aux bureaux, aux banques, aux administrations…aux terrasses et aux cimetières! Sans entretien elles offrent un cadre de verdure « trompeur » mais apaisant, un facsimilé de nature pour bureaux sombres!

Plante artificielle dans un salon

Cependant, de belles factures, aux finitions soignées, les fleurs « en soie » onéreuses ont toujours des amateurs, le plus souvent destinées à la haute couture, de très belle qualité, quasiment impossible de soupçonner (sans les toucher) que ces fleurs, feuillages, fruits, sont « faux ». Les plus beaux spécimens étaient (et sont encore souvent) découpés, façonnés, confectionnés, gaufrés, repassés, roulottés, montés, cousus de A à Z en France, entièrement à la main, pétales par pétales, feuilles par feuilles. Un travail d’ artisans de hauts niveaux qui apprécient les matières précieuses comme le pongée de soie,le shantung…et même des plumes, ne dit -on pas dans le langage commun des « fleurs en soie ». Ces fleurs et feuillages délicats trompent facilement nos perceptions premières.

chapeau de paille guirlande de pivoines
Un ensemble superbe en roses anciennes ….en soie!

Mais peu, très peu, sont encore fabriquées en France! Les Pays du continent asiatique se sont emparés du marché. C’est la mort de notre magnifique « industrie artisanale française ».

Peu, très peu, de ces fleurs somptueuses sont encore fabriquées, confectionnés dans de belles matières avec une infinie patience, un doigté précis, une immense dextérité par nos « petites mains ». L’Asie à petit à petit remplacé par des tonnes de fournitures à bas prix, nos merveilles d’antan. Les derniers magasins qui osent encore vendre des fleurs « artificielles » ne proposent que du très bas de gamme. Nos fournisseurs aussi perdent à leur tour cette diversité, de fleurs et feuillages, cette qualité bien française qui nous permettaient de proposer de belle décorations florales pérennes pour des occasions exceptionnelles! Envahit, par les produits venus de loin, nous n’avons pas gagné au change.

Fleurs artificielles d’une grande surface sans doute pas les plus vilaines.

Certes, beaucoup moins chères, les fleurs (les feuillages surtout) sont devenues moches, aux couleurs criardes ou délavées, mal finis sans aucun attrait, surtout pour nous fleuristes qui aimons les belles matières! La plupart sont vendues à l’occasion de La Toussaint pour poser sur les tombes! Avec un peu de savoir faire en sachant les choisir, elles peuvent néanmoins trouver leu place dans des décorations et accessoires à des prix raisonnables. Certes il reste quelques belles boutiques qui vendent de très belles fleurs , mais la rareté, le coût des matières et les taux horaires européens (normaux!) de cette main d’œuvre très pointue, qualifiée, amoureuse du travail bien fait, ont fait explosé les prix et quasiment aucun de nous ne peut encore acheter de ces fournitures et encore moins avoir assez de clients fortunés à qui les vendre. Ces fournitures sont désormais réservées et surtout utilisés par la haute couture ou dans certains mariages pour « donner du volume », mélangé à des fleurs naturelles, elles sont louées, servent plusieurs fois…et deviennent ainsi « rentables » à acheter.

Notre profession s’adapte en permanence, en recherche de nouvelles techniques, de nouveaux produits!

Une ère nouvelle de végétaux dits « permanents » apparaissait alors dans les années 85/90. Ni sec, ni frais, ce nouveau produit donnait une sensation de fraîcheur.

Rose éternelle, symbole de la fleur permanente

En 1988 j’ouvrais ma première boutique à Ustaritz et je m’étais prise de passion pour ces fleurs. Mes préférés, les hortensias aux couleurs sublimes allant du jaune safrané au bleu turquoise en passant par le vert émeraude. Blanc immaculé, bleu ciel, rose dragée, corail, pêche...j’étais étourdi par tant de teintes toutes plus somptueuses les unes que les autres et leur souplesse! Même chères, ces fleurs m’attirait, me donnait des idées…je créais donc avec elles!

Elles résistent au temps, mais, détestent la lumière et l’humidité! On les dit « stabilisées ». Attention, à NE pas les confondre, avec les fleurs artificielles qui elles NE sont absolument pas naturelles (en tergal, tissu plus ou moins de bonnes qualités voir en plastique!) même si certaines sont confectionnées parfois avec des matériaux « vrais ». Fleurs dont les pétales sont reconstituées en bois .

Les végétaux permanents sont eux « réalisés » à partir de vraies plantes, fleurs et petits fruits . Par immersion ou absorption d’un mélange (top secret),elles conservent ainsi leur souplesse et une sensation au toucher similaire à celui qu’ils avaient lorsqu’ils étaient encore « vraiment » vivants.

Bout de bancs bleu en hortensia et lavande blanc
Bout de banc en hortensia bleu et violet et eucalyptus stabilisé

Trente ans ont passés et je redécouvre, sous d’autres marques des produits exceptionnels! Certes je ne travaille plus de la même façon, mais je leur ai trouvé d’autres destinations! Déjà dans les années 2000 on voyaient poindre le bout des pétales de ces roses permanentes aux couleurs éclatantes, surtout pour la St Valentin; elles avaient déjà une place de choix dans ma boutique de Biarritz et celle de mes confrères! Aujourd’hui loin des 2 ou 3 couleurs proposées à l’époque (rouge, orange, blanc) il y a près de 20ans c’est aujourd’hui un festival de coloris, déclinés dans de nombreuses tailles, de nouvelles variétés. L’Hortensia toujours mais aussi des roses traditionnelles ou sauvages (plus plates), des dahlias, des mini chrysanthème délicats, des feuillages variés. Les roses sont vendues dans différentes tailles, de la mini de quelques centimètres de diamètre à une géante composée de plusieurs complices assemblées en une seule tige! L’effet est bluffant.

Peut être en avez vous vu constituant les robes de mes poupées décoratives, appelées « demoiselles« , de mes « danseuses » en tenue d’apparat ou de gymnastes à la jambe légère. L’ hortensia, lui préfère accompagner les couronnes gracieuses des cheveux des jeunes filles, de cortège ou des mariées sages! C’est aussi une façon pour ces dernières de conserver un souvenir concret de leur couronne et de leur bouquet de mariée presque éternellement!

couronne de fleurs rosée stabilisées séchées
Couronne délicate en hortensia, dahlias précieux et quelques fleurs séchées

Si ces produits sont un peu plus onéreux, ils ont le méritent de rester intacts, tant en couleur qu’au toucher; se conservent très bien à l’abri de la lumière et de l’humidité. Bien malin celui qui en voit le subterfuge!

Alors ouvrez bien les yeux, désormais. Seconde partie plus technique sur les végétaux permanents dès vendredi…à bientôt!


2 Commentaires

Un art très nature… le Land’ art (1)Floral, minéral, sculptural, poétique…il est tout à la fois!

Instllation de galets en courbe sur plage land'art

Le Land’ art …L’art de faire de l’art avec ce que nous offre « Mère Nature ».

Anti crise « coronavirus » mars 2020!

Pour tenter de profiter de la nature, pour respirer, afin de ne pas rester confiner, je proposerai un « atelier nature » en plein air, dès le 21 mars 2020 , des découvertes du Land’art Nature au Lac Marion à Biarritz, d’autres suivront sur la plage aussi, suivant les marées…Ouvrez l’oeil ! Réservation obligatoire sur mon site!

Loin du bruit, dans la forêt, dans la campagne, au milieu d’un jardin public, mais aussi dans un petit square ou au fond de votre jardin, si petit soit-il, il y a partout des petites merveilles à observer, à qui sait ouvrir les yeux en y regardant de plus près, entre les brins d’herbes, les feuilles tombées à terre, les petits cailloux. La poésie est parfois là ou on l’attends pas!

Avez vous déjà constaté comme tout nous semble identique et comme tout est différent. Si l’on pose l’un à coté de l’autre des pétales d’une même espèce florale, des feuilles tombées à terre autour d’un arbre et même les petits cailloux. Par leur taille, leur couleur, leur matière parfois, leur poids visuel selon leur teinte, leur aspect, leur toucher, leur brillance…Bref, rien n’est pareil à son « jumeau ». Tout comme les êtres vivants, il y a toujours des points qui différent, car SEULS, les éléments, les objets construits par et pour l’homme sont, peuvent être réellement IDENTIQUES, car la machine est programmé par l’homme pour cela! C’est lui qui la crée!

Le Land’ art, « l’Art Naturel » par excellence. Créer, « faire de l’art » à partir de rien…ou presque!

Tout oublier, les sens en éveils, se laisser porter par eux.

Pour « faire » du land’ art il faut tout d’abord commencer par se poser, prendre le temps de l’observation . Regarder de plus près encore. Puis laisser parler ses émotions, tout comme le jeune enfant qui « joue » je pourrais dire, qui « travaille » tant c’est important d’être en capacité de pouvoir observer le vivant autour de soi…son environnement! LUI il sait! Il sait que pour apprendre, pour grandir, pour s’enrichir il faut d’abord écouter, regarder, et encore regarder avant de faire, de construire!

Puis vient la phase ou l’imaginaire se réactive. Après avoir ouvert les yeux sur toutes les petites merveilles : graines, feuilles, baies, fleurs, cailloux, écorces, mousse, lichen, terre, grain de sable de grosseurs différentes, de couleurs variées, plus que l’on ne pensait, on peut enfin débuter sa cueillette. Comparer et récolter ce qui nous semble intéressant …et surtout pas plus, juste ce qu’il nous faut!

Glaner est une activité que j’apprécie infiniment et que je pratique depuis toujours. Un inconvénient pour qui vit en ville et n’a pas de garage:-) De tout temps comme Monsieur Jourdain et sa prose, j’ai fait de « l’art » sans le savoir. Toujours les yeux ouverts sur ce qui m’entourait. Même en ville il pousse des brins d’herbes qui ont leur particularité. Des fleurs de couleurs, de formes parfois dignes d’être admirées de plus près.

Phase créative

Donc nous voilà avec des richesses pleins notre panier d’osier, notre cagette (récupérée)ou notre sac à dos… Il s’agit maintenant de trouver un endroit ou faire naître, notre création.

Naturellement, nous allons vers le sol, comme le petit enfant qui s’assoit en tailleur (et sans douleur!) en regroupant des choses, des objets parfois hétéroclites autour de lui…pour jouer, s’inventer une maison avec un draps, une chaise renversée.

Nous, qui sommes « plus grands », l’éducation est passée par là, nous a formaté sur ce qui est beau ou pas, donc nous tenterons sans aucun doute de « faire de l’art », de créer un dessin, une forme, un panneau, une sculpture, un assemblage le plus « beau » possible. Soit. Au sol, le plus souvent. Mais pourquoi ne pas imaginer d’habiller le creux d’un arbre? D’empiler des pierres, des écorces harmonieusement? De fabriquer, d’accrocher une forme géométrique poétique, telle la toile d’une araignée entre 2 branches, comme une dentelle de feuillage, de branches, de lianes peut être, de fleurs pourquoi pas? Contrairement à l‘art floral qui utilise essentiellement des végétaux de production, hélas, le Land’ art est à l’opposé! Pas d’achat de fleurs, de plantes, de feuillages, de poteries, de vases, pas de sécateur (en principe) juste besoin de ses mains et de laisser parler ses émotions.

Prendre du recul!

Notre ouvrage est maintenant terminé. Seuls les animaux de la forêt, les insectes, les oiseaux… vont désormais en profiter, car c’est là parfois un crève -cœur, il nous faut abandonner notre œuvre aux éléments. Le Land’ art est un art essentiellement « Ephémère », un peu comme une performance. La durée de vie de notre chef d’œuvre s’étale plus ou moins dans le temps selon les éléments qui le compose et le lieu ou il à poussé. Et c’est la ce qui caractérise particulièrement cet art, il ne peut s’acheter (ou presque!) Les plus authentiques ne sont construits que pour quelques heures, quelques jours parfois, une saison au mieux! Alors ne pas oublier d’immortaliser notre sujet sous tous les angles, de lui tirer le portrait. Le photographier.

De grands artistes trop souvent méconnus.

Les plus grands maîtres du Land’ art, comme Andy Goldsworthy ou Jim Denevan par exemple, réfléchissent, eux, longtemps à l’avance, perfectionnent sans cesse leur art pour finaliser en quelques heures leurs œuvres, pour monter, dessiner, sculpter, assembler des chef d’œuvres, qu’ils savent être non pérennes, possiblement détruits en quelques minutes ou quelques heures à peine…presque toujours éphémères!

Les travaux d‘Andy Goldsworthy s’intègrent dans tous les biotopes: aquatique, forêt, campagne, et même sur de sols gelées. Dans l‘eau, il assemble des branchages, construit des modules géométriques pour donner l’illusion d’une seconde forme grâce à son reflet . Dans les près, les campagnes il empile d’énormes quantités de pierre, de bois, savamment emboitées en une forme très pure, très lisse … l’Oeuf!

Jim Denevan(ou encore Sam Doulgados sur la Côte Basque, vu sur les plages de #Biarritz) trace infatigablement, avec une infinie patience, mais sans espoir de possession, des cercles, des lignes, des dessins savamment calculés sur les plages de sables fin, que le mer efface inexorablement la marée suivante!

Je crois que vous aurez compris que le Land’ art est une forme d’art qui me plait!

Vous souhaitez en savoir davantage, vous y essayer peut être, vous aussi? N’hésitez pas à laisser un commentaire, vos coordonnées ou me contacter si vous avez des questions, des suggestions à latelierdebiarritz@gmail.com ou lesfleursbuissonnieres@gmail.com. Artisan #Fleuriste_freelance, j’organise dans différents lieux, pour des petits groupes (de préférence) des découvertes en famille ou entre amis, pour petits et grands, de cet ART, si proche de la nature! A bientôt Véronique

Land’art de sable