L’art de re- donner une vie aux fleurs !
Les végétaux coupés, par définition sont « morts », mais l’#ikebana leur offre une seconde vie, une nouvelle façon d’être admirées jusqu’à leur disparition complète!

Importé par des moines chinois Zen, au VI e siècle l’Ikebana, #artfloral japonais, à fortement évolué depuis. Désormais sa pratique est ouverte au plus grand nombre, autrefois réservée aux nobles puis aux jeunes femmes et hommes très cultivés.
De nombreuses écoles enseignent l’ Ikebana dans le monde, de différentes façons ; les plus connus : L’école Ikénobo , l’ancestrale et encore très traditionnelle, l’Ecole Sogetsu (1927) plus contemporaine, aux codes plus libres et l’Ecole Ohara (1912) qui fit connaître davantage cet art à travers le monde en assouplissants ses valeurs dans ses enseignements !
Initiation que je propose à l’art de l’Ikebana
Présentation et bases
Les compositions d’Ikebana représentent l’#harmonie entre la #créativité artistique humaine, la #nature et l’Univers ; pour transmettre des émotions à travers l’agencements de leurs différents éléments dans l’#espace.
Afin d’essayer d’y parvenir, selon moi, 4 règles essentielles sont utiles à respecter dans notre apprentissage.
I le vide. L’espace, nommé « MA« , très ancré et culturellement important au Japon.
II les lignes. Jamais de symétrie parfaites car elle n’existe pas dans la nature !
III les formes
IV les couleurs + contenants

I ) Le « MA ». L’espace libre, pour un papillon qui pourrait y circuler!
Il est un peu le silence en musique, les pauses dans une conversation, les intervalles nécessaires dans un texte, l’espace autour d’une œuvre d’art !
C’est un concept important enraciné dans la culture nippone.
Tout comme une porte ouverte, laisse entrer un trait de lumière, de l’air frais, l’espace dans une composition florale permet de mettre en évidence ses différents éléments sans qu’ils ne se nuisent.
Tout ce qui compose l’arrangement est choisi, regardé, posé, avec soin, attentif à sa meilleure vue par le futur observateur, il doit refléter équilibre, calme, paix.

II) Les lignes
Elles guident le regard du spectateur ; elles structurent l’ensemble. Le plus souvent elles s’inscrivent dans un triangle, qui peut être plus ou moins large. Il n’est pas nécessaire de REMPLIR le vase, parfois quelques tiges , cailloux, fleurs suffisent !
« LESS IS MORE » Principe d’architecture s’applique tout particulier à l’Ikebana

3 lignes principales, parfois 2 (skoka) pour les petites styles, compositions destinées au tokonoma, petite alcôve d’accueil dans les maisons.
- Shin, la ligne la plus longue, la plus haute le plus souvent, représente le ciel, le paradis !
- Soe, ligne médiane pour l’homme
- Tai (ou Hikae) pour la terre la plus basse qui se prolonge parfois jusqu’au sol.
III) Les formes
Toujours choisit pour exprimer un sentiment, destiné à l’observateur !
-Forces/importantes ou fines ….. Fleur ouverte ou bouton
– Légèreté/ lourdes ou légères…… Tournesol, ou coquelicot
– Densité/ souple ou raide……. Glaïeul ou tulipes
Toujours utilisé dans le sens de sa pousse naturelle ! Le lierre à tendance à redescendre, le gerbera lui pousse vers le soleil !

IV) Les couleurs
Elles racontent l’histoire, renforcent les sensations proposées par les formes.
Les teintes pastelles : romantisme, douceur, jeunesse, calme
Les teintes vives : la maturité, l’énergie, la joie…
L’importance des contenants
Ils participent aussi à l’expression de l’émotion que l’on veut faire apparaître au regardeur !
En principe, les japonais n’utilisent pas de vases transparents dans l’art floral Ikebana, ni bariolés, mais le plus souvent des contenants aux lignes pures ; classiques ou modernes, unis, neutres, toujours sans dessin.
Ils peuvent être petits (alcôve), ou très gros, hauts ou très bas, carrés, rectangulaires, ronds, triangulaires; les potiers et céramistes qui conçoivent ces vases ont davantage de latitude aujourd’hui qu’au VI e siècle au début de cet art centenaire TRES codifié!
Selon leur forme, le style, sa taille, la composition, porte un nom différent.
Mes autres approches de l’Ikebana
Une maxime qui résume le résume bien: « L’esprit dirige, la main crée, le regard apprécie » !
Un conseil pratique; n’oubliez jamais le MA, le vide, l’espace qui est l’âme de cet art !
Une envie: d’avoir nourri votre curiosité pour cet art floral si fascinant! Vous avez aimé mon article…laissez moi un message!
Une autre piste à suivre pour vous initier et vous faire apprécier l’espace négatif plutôt que son contraire à l’heure ou NOTRE TERRE DEBORDE !!! Je vous propose de visiter le site : https://www.pixartprinting.fr/blog/less-is-more qui illustre cette maxime célèbre d’un architecte de génie !

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