Les Fleurs Buissonnières

Véronique, Artisan Fleuriste freelance "Créatrice d'émotions florales" / L'Atelier de Biarritz


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Atelier floral ou, cours d’art floral?

Bannière roses et sécateur

Quelle différence?

Pour suivre, intégrer un « cours d’art floral », quelques connaissances de bases sont utiles, indispensables, voir obligatoires parfois.

Lorsque JE suis en stage, pour un cours d’art floral, notre formateur et nous, sommes un peu comme à l’école : dessins au tableau, graphiques, exercices pratiques, il nous explique le processus,les techniques indispensables, les possibles utilisations, leurs déclinaisons applicables commercialement, et nous délivre un certificat de suivi, en fin de stage. En principe une attestation de participation, de suivi pour accéder à un cours supérieur ,si besoin, car pour progresser il faut monter les marches une à une, sans en sauter au risque de tomber! Nous devons être en capacité de réussir, seul, LA technique apprise ensuite dans notre boutique.

Bouquet de mariée de haute technicité

Nous avons parfois la chance de profiter d’excellents professionnels, parfois primés lors de concours régionaux, nationaux voir internationaux ; leurs cours, véritable master classe, sont très recherchés et souvent chers, mais c’est un honneur de pouvoir suivre leur enseignement!

Montrer, avec un dessin pour en comprendre le montage, c’est bien! Mais passer à la réalisation c’est encore mieux et c’est là, rentrés chez nous, face à nos produits, fleurs que commence la difficulté, Débute alors la phase d’excitation! Montrer à nos clients, tenter de les convaincre, à nos confrères parfois aussi afin de les épater par ce que nous venons d’apprendre !

Parfois une nouvelle technique, nous donne à nous aussi du fil à retordre! Nous redevenons des élèves plus ou moins maladroits. C’est là qu’intervient la capacité (ou pas) d’être un bon pédagogue. Savoir expliquer simplement ce qui peut sembler complexe! Ou même « faire »et défaire avec patience, démontrer calmement ce qui peut apparaître facile mais qui ne l’est pas!

Bouquet rond sur structure de bois

Lorsque je suis un « cours d’art floral » je suis une élève attentive, comme vous! Afin de vous transmettre le mieux possible mon nouveau savoir faire et d’être capable d’innover par la suite.

L’atelier, lui s’adresse plutôt aux amateurs, débutants ou non, à ceux qui souhaitent découvrir l’art floral, pratiquer régulièrement pour le plaisir et découvrir différentes formes de décorations florales.

Fantaisie colorée d’adolescents .

J’ouvre mes ateliers aux petits et aux grands, débutants ou élèves déjà aguerrit à certaines technique, comme à l’utilisation du pistolet à colle, sans se bruler, de la perceuse en conservant ses 10 doigts! Je m’efforce de rendre mes ateliers/cours ludiques et participatifs. Ce sont des moments de convivialité autour d’une thématique choisit selon les saisons et les fêtes calendaires pour varier les effets et techniques.

Mais toujours sans jugement avec bienveillance, bonne humeur…

Je demande un minimum d’écoute, de la bonne volonté, le respect des végétaux que je mets à votre disposition et un peu d’entraide dans les membres du groupe. C’est un moment de plaisir pour tous, pour vous naturellement mais aussi pour moi!

Le principe est un peu comme un cours de cuisine, il y a une recette, des trucs, des astuces, des ingrédients et vous repartez avec ce que vous avez fabriqué ! Mes ateliers se déroulent dans une ambiance chaleureuse et joyeuse! Pas de jugement, je suis là pour vous aider, pour vous permettre de réaliser un arrangement dont vous soyez fier(e).

Mini décorations de tables

Je vous y accueille avec le sourire, une collation, mon envie de partager mon expérience, ma passion afin de vous en transmettre le virus! .

Grâce aux fleurs, au matériel que je vous fournis, vos créations ne seront jamais identiques à celles des autres participants. C’est pour moi un plaisir chaque fois renouvelé, de voir que nous sommes capables d’invention, de personnalisation même avec des éléments communs! Florales ou murales nos décorations sont le fruit de nos personnalité avant tout! Néanmoins il vous est aussi possible lors de thématiques saisonnières : Noël, Pâques… de porter vos accessoires, s’ils font partis d’un ensemble, de votre décoration.

Laissez libre cours à votre imagination, votre créativité et venez nous rejoindre ! Osez!

Les ateliers privées comme les E.V.J.F et Teambuilding sont toujours à réserver un peu à l’avance!

Ils sont toujours personnalisés et pour cela un peu plus long à mettre en place afin de répondre à vos besoins précis.

Atelier E.V.J.F. des moments joyeusement intenses entre filles!

Pour rendre vos créations uniques et surtout personnalisables (EVJF par exemple, cadeaux, anniversaire….), je tente toujours d’être en accord avec votre code couleur, je chine ensuite vos fournitures ; tissus, perles, plumes… chez mes créateurs et fournisseurs préférés pour mettre à votre disposition,tout le matériel et fournitures nécessaires afin que « votre » atelier soit le plus proche possible de vos souhaits.

Une question, un point à éclaircir, écrivez moi : lesfleursbuissonnieres@gmail.com.

A bientôt Véronique. « Créatrice d’émotions florales »


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Le kokedama, un art végétal minimaliste.

Kokédama en trio
En trio trois façon de présenter un kokedama (Photos C Delvaux)

Dans ma série « Art Floral » japonais, je vous présente aujourd’hui un morceau de nature en boule: le kokedama.

Un peu de #nature qui s’invite dans nos lieux de vie(bureau, appartement, magasin) parfois un peu restreints en ville.

Boule de mousse, motte de terre, sphère de mousse…

Ces drôle de #plantes (parfois à plusieurs) prennent effectivement l’apparence d’une sphère bien régulière composée d’un substrat, souvent argileux, sur lequel se développe la #mousse et dans lequel l’homme insère la plante. Selon les végétaux choisit et leur besoin en eau, en nutriments, les substrats diffèrent, même si l’apparence externe reste la même! Argile, cailloux, sphaigne, il est conseillé de bien choisir son mélange surtout pour les plantes nécessitant un environnement très humide.

Intérieur, extérieur? Le Kokedama se plait partout à condition de savoir choisir son essence, de lui procurer l’exposition dont il a besoin, et de déterminer la hauteur ou l’on souhaite l’y installer ( attention, plus c’est haut, plus il fait chaud!) S’il reste un végétal comme un autre il est fragilisé par sa petite quantité de nourriture et une évaporation d’eau plus importante selon son emplacement (radiateur, fenêtre, courants d’air)

Erable aux superbes couleurs, .lui aime l’extérieur, perds son feuillage en hiver, bref, il vit!

Les plantes ainsi « habillées » de mousse sont ensuite mises en situation dans les habitations, les bureaux et tous les lieux ou la nature nous fait défaut. En intérieur ou sur nos balcons et mini terrasses, elles trouveront sans aucun doute, toujours leur place.

Un manteau adapté et le Kokedama sera heureux

Les racines sont directement intégrés au substrat, mais attention la sphère doit être préparée, travaillée et surtout composée de matériaux différent selon la plante. Le substrat, préalablement pétri, intimement mélangé sera délicatement posé autour et entre les racines. La mousse est ensuite ajoutée, pressée tout autour de la sphère. Les morceaux de mousse sont dans un premier temps maintenus en place à l’aide de fils fins mais densément entrelacés, coupés ou non par la suite lorsque la mousse aura prise. Puis recouvertes de ficelle décorative, ou pour maintenir l’ensemble solidement surtout si le Kokedama est accroché et non posé.

Fille de l’air ou sagement posée!

Plusieurs destinations, le plus souvent posée à même une coupelle de porcelaine blanche, de grès ou d’ardoise le kokedama apporte une touche de verdure dans nos environnements citadins; on peut aussi les retrouver en groupe, accrochés à des fils d’ange (fil de pêche), près des fenêtres créant ainsi une forêt décorative de boules vertes, flottantes dans l’air comme par magie! .

Trio aérien de Kokedama dans l’ordre : Lierre, Maranta et Asparagus plumosus (le plus facile!)

Plus récent et plus populaire que l’Ikebana ou le Bonzaï.

Cet art né dans les années 1990 au Japon, est arrivé en France dans les années 2010.

Le développement du kokedama à été particulièrement rapide. Cet art est aujourd’hui particulièrement populaire, tant au japon qu’en Europe, une façon de faire entrer la nature dans nos appartements sans pour cela prendre de la place… au sol!  Le kokedama a su, de ce fait, attirer à lui un public plus jeune que le bonzaï plus complexe à maitriser, plus cher à entretenir aussi. Toutes les plantes ou presque peuvent s’acclimater dans une « boule de mousse ». Ludique, à regarder, relativement facile à fabriquer et peu onéreux, l’art floral du kokedama peut très bien s’apprendre aussi en ateliers. (je proposerai un cours pour lui fin septembre).

Le Kokedama ne nécessite que peu de place et correspond parfaitement aux sociétés urbaines.  

Assemblage « Paysage exotique » de 3 kokedama posée sur une cosse exotique

Délicat néanmoins! Cet art floral demande aussi quelques connaissances en botanique!

Connaître les besoins vitaux de la plante destinée à croître dans la mousse: en eau, en nutriments, en exposition…est indispensable si l’on veut conserver plus… d’un mois, sa plante. Toutes ne vivent pas dans les mêmes biotopes, non plus . Lumière, chaleur, eau des facteurs qui doivent se maitriser si l’on souhaite que le kokedama prospère!

Les japonais, eux, vont chercher leur plante destinée au Kokedama, dans les montagnes, et en y récolte le substrat adéquat pour mettre autour, en même temps…et donc en respecte parfaitement les besoins en nutriments.

L’européen connait peu ou pas du tout la provenance des plantes qu’il achète surtout s’il ne fréquente que les jardineries !

Si le futur kokedama de votre bureau, jardin d’hiver ou de votre salle de bain est issu d’une campagne avoisinante, d’une #forêt proche de votre lieu d’habitation il serait bon de prélever le même jour aussi un peu de la terre dans laquelle il a débuté sa croissance, il vous en sera reconnaissant en s’épanouissant au fil des mois .

Une autre difficulté, la mousse des bois…adaptée aux plantes qui poussent dans nos forêts mais qui peut avoir tendance à brunir si elle n’est pas bien entretenue, humidifiée régulièrement. Car la #mousse, est une sorte d’éponge de nos forêts. Elle à de gros besoin en eau, absorbe toujours en premier l’humidité extérieure, laissant ce qui ne lui sert pas à la plante, s’il en reste. De plus selon la composition des substrats et certains matériaux comme l’argile la dessèche encore davantage, d’où l’importance d’un arrosage très régulier surtout si le futur kokedama est destiné à être suspendu. Un conseil de pro vérifiez votre boule au moins une fois(voir 2) par semaine l’hiver et doublez vos rondes l’été!

Faire les bons choix de plante à préparer ainsi, me semble donc essentiel!

Enfin, l’artiste jardinier en herbe devra veiller à ne pas trop tailler les racines (encombrantes parfois) de la plante qu’il désire faire pousser au sein de la boule, certaines espèces supportant mal ce traitement.

Kokedama de nos régions recouvert de ficelle. Attention aux choix de vos plantes !

Vos réactions, questions m’intéressent aussi! N’hésitez pas à me laisser un commentaire ci dessous ou sur ma page contact!

Dans le cadre de mes ateliers d’art floral je prévois un cours de création de kokedama… Alors, ouvrez l’œil sur les réseaux FB, Instagram… ou abonnez vous au blog afin de ne rien manquer du planning des ateliers de la rentrée! A bientôt

Véronique « Créatrice d’émotions florales »


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L’Ikebana, art floral, culturel au Japon (3)

Moribana

Le mot #ikebana vient du japonais «ikeru», faire vivre, et de hana, #fleur. On pourrait aussi traduire ce mot « composé » en français par: «#arrangement_floral»; même si l’Ikebana se distingue nettement des #compositions_florales occidentales par sa symbolique très précise, son asymétrie et sa recherche d’investir l’espace !

Le style floral occidental #linéaire est celui qui s’en rapproche le plus dans sa recherche d’occuper l’espace, tout en utilisant chaque branche au mieux, sans besoin d’abondance mais plutôt en choisissant et répartissant les végétaux en fonction de leur qualité intrinsèque pour les mettre chacun en valeur!

Dans mes deux premiers articles sur l’art floral japonais, je vous ai présenté 3 styles d’Ikebana: Le rikka, le plus ancien, le plus strict aussi, le nageire moins élitiste et le chabana, plus modeste, destiné en particulier à la cérémonie du thé.

Depuis son apparition au Japon (trace dès le VIe siècle !) l’ikebana était réservé à une élite religieuse, minimaliste, zen! La première école d’Ikebana « Okonobo » fut fondé au milieu du XVe siècle. Elle mit en place l’enseignement d’un art floral rigoureux, réservé uniquement aux moines bouddhistes le « rikka « .

Au fil des siècles, ses règles complexes (chaque ligne ayant un sens très précis) très stricts se sont assouplis, mais des écoles dissidentes, au styles divers se sont alors ouvertes. .

Ikebana, mot à mot veut dire, »faire vivre les fleurs »!

Au XVIIIe siècle apparait un style nouveau entre le rikka et le nageire appelé: le shôka. Crée en particulier pour contourner les règles difficiles du style rikka dont il est issu. De nouvelles notions apparaissent aussi : le ciel, l’homme, la terre, qui permet une disposition triangulaire, plus esthétique, plus souple. De nouveaux initiés, nobles pour la plupart et les grandes familles de la cour (femmes et enfants compris) commencent à pratiquer à leur tour, l’Ikebana.

Deux styles moins rigoureux, des lignes moins stricts, plus naturelles, apparition des fleurs occidentales.

Le shôka

Shöka

Le shôka n’est enseigné que par l’école Ikenobô… gardienne culturelle du style floral culturel japonais : « rikka »!

Deux différences importantes du style « shôka » par rapport au style »rikka« :

  • Il ne possède plus que trois éléments essentiels : le ciel le plus haut, shin, un élément secondaire l’homme: soë, et un troisième plus bas représentant la terre: tai.
  • Un même point d’origine. De face un seul point de piquage. Une seule base pour toutes les branches (j’y reviendrai plus longuement dans un futur article!)
Skôka ( Photo d’une oeuvre de Maï Van Thai Thomas)

Des écoles s’ouvrent pour faire connaître et diffuser ce nouveau style. Née alors un nouveau privilège, « le grand maître » qui seul peut enseigner (et de père en fils!), des diplômes sont crées afin de maintenir une certaine rigueur d’enseignement, parvenir aux niveaux supérieurs est long…Seul un maître qui à franchit les différents cycles et niveaux peut à son tour enseigner.

Le moribana

Moribana

A la fin du XIX e siècle et sous l’empereur Hirohito, le #Japon s’ouvre peu à peu à l’occident; tout en maintenant ses valeurs traditionnelles. Nombreuses écoles d‘Ikebana ouvrent alors, dont l’école « Ohara » qui commence à utiliser des fleurs venues d’ailleurs en particulier des #végétaux européen.!

Un nouveau style apparait à son tour : le #moribana.

Deux particularités:

  • Plus « #paysagé« , un peu moins élancé…mais plus « nature« . De nombreuses variations possibles!
  • Il utilise des vases et coupes plus basses, parfois un tronc, un rocher..comme la nature. (J’y reviendrai dans un article futur!)

L’école « Ohara »

Le grand maître Ohara Houn crée alors avec son fils, plus de 130 écoles de moribana au Japon et 30 écoles hors des frontières nippones. L’école compte alors au moins 10 000 enseignants de part le monde.

L’école « Sojetsu »

En 1927 une autre école voit le jour, pour tenter de libérer cet #art_floral de l’emprise de la religion, son but: « Faire sortir l‘Ikebana du tokonoma » la petit alcôve dédié au Bouddha placé dans la pièce principale de l’habitation.

Toutes sortes de matériaux, de #fleurs, de #branchages moins traditionnels sont alors utilisés.

Moribana moderne

Une composante importante de la #culture japonaise!

Démocratisé désormais l’art du bouquet: l’Ikebana est enseigné aussi bien aux femmes, qu’aux petites filles et aux hommes cultivés qui, parfois, eux aussi servent le thé.

Là nous avons sans doute encore des progrès à faire en Occident!

Démocratisé, l‘ikebana se pratique de plus en plus par toutes les couches de la population. Tout grand magasin, à son rayon d’accessoires pour Ikebana. Le japonais des villes comme celui de la campagne aime la #nature plus que tout, elle fait réellement partie de son univers. Il vit avec. Écoute les oiseaux. Admire les fleurs... prêt à prendre le train pour admirer les cerisiers en #fleurs au printemps.

Et vous? Composante d’une culture raffinée, l’art floral, me semble aussi important pour nous, européen, qui nous croyons parfois culturellement « supérieur » !

La voie des fleurs!

Si mon article vous a donné l’envie d’en savoir plus, vous trouverez sans doute de nombreuses informations sur la toile! Mais s’il vous venez l’envie de tenter l’expérience…Suivez moi sur les réseaux, abonnez vous à mon blog! Bientôt un #atelier découverte autour de l’Ikebana sur #Biarritz dès octobre. N’hésitez pas à commentez ci dessous ou dans ma page contact…votre avis m’intéresse!

A bientôt Véronique « créatrice d’émotions florales »


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Des fleurs presque éternelles, plus vraies que nature!

Ces végétaux feuilles et fleurs, que l’on dit préservés, durables, stabilisés…Permanents!

Roses anglaises stabilisées
Photo @SecondFlor

Dans un article précédent je vous racontais un peu l’évolution des fleurs décoratives, non « fraîches » qui résistent aux outrages du temps. Des plantes et fleurs qui peuvent conserver un aspect frais et colorés même après plusieurs mois. Plusieurs sortes en lisses: artificielles, séchées ou les petites dernières dites « permanentes ». Plus exactement stabilisées.

A la vue, au toucher…elles peuvent tromper certains de nos sens. Leur procédé de conservation nous offre une apparence de fraîcheur. Hélas sans le parfum. Le spécialiste propose des effluves de roses en flacon, dont je vous en parlerai lorsque je l’aurai testé. Ces végétaux dénommés « permanents » sont le luxe suprême! Magie? Oui et non, entre la chimie et la nature des procédés « presque » naturels.

Des précisions détaillées en provenance d’un des meilleurs spécialistes de cette nouvelle technique de conservation.

 » Il est important de dissocier 2 processus de conservation végétale : La stabilisation et la préservation végétale.

La stabilisation s’opère à partir de végétaux vivants. Cette technique permet de figer la plante dans son état de fraîcheur après récolte. À contrario, la préservation de végétaux se fait à partir de végétaux séchés. Ce procédé permet de réhydrater le végétal. La stabilisation végétale est la technique la plus fiable dans le temps. Elle est aussi plus coûteuse car plus risquée.

STABILISATION PAR CAPILLARITÉ (FEUILLAGES)
C’est la technique de stabilisation originelle. Le pied de la plante encore fraîche est mis à tremper dans 5 cm de solution de stabilisation. Cette solution est à base de glycérine végétale, d’eau, de colorant alimentaire et de nutriments. La glycérine permet de retenir l’eau à l’intérieur de la plante et le colorant alimentaire permet d’obtenir la couleur souhaitée. Les nutriments servent à nourrir la plante durant le processus de stabilisation qui dure quelques jours. Après avoir absorbé cette sève de substitution, la plante ainsi stabilisée est mise à sécher durant 24h. Chaque espèce végétale à ses spécificités : La température de la solution de stabilisation, la durée d’absorption, la période de récolte ou encore les nutriments utilisés sont autant de facteurs qui assurent la réussite de stabilisation pour chaque espèce. Cette technique, considérée comme la plus noble, permet notamment l’obtention de couleurs inédites de feuillages, tout en conservant la couleur naturelle des branches et des tiges. En effet, généralement plus épaisses, elles ne laissent pas les colorants circuler jusqu’à leur surface. La stabilisation par capillarité est également utilisée pour certaines fleurs comme la statice dont il suffit de stabiliser la tige, la fleur étant naturellement sèche.

Kokédama
Également utilisable pour concevoir de vrai/faux kokédama!

STABILISATION PAR DOUBLE IMMERSION (FLEURS)
C’est la technique la plus répandue pour la stabilisation des fleurs. Les fleurs doivent être extra fraîches pour que la stabilisation soit réussie. Certaines variétés de fleurs sont idéales pour ce type de stabilisation. Cette technique consiste en deux étapes d’immersion. Le premier bain consiste à plonger la fleur durant 24h dans une solution d’alcool pur. Le but est de déshydrater la fleur tout en conservant sa forme d’origine. Lors de ce premier bain, elle perd également sa couleur d’origine. Le second bain est constitué d’alcool, de propylène-glycol, de glycérine et de colorants alimentaires. Le propylène-glycol et la glycérine, sous l’effet catalyseur de l’alcool, se chargent de réhydrater la fleur. Les colorants alimentaires lui donnent la couleur souhaitée. Les têtes de fleurs sont stabilisées sans leurs tiges car ces dernières prendraient alors la couleur de la fleur.

Hortensia stabilisés photos @SecondFlor

PRÉSERVATION PAR IMMERSION (FLEURS, MOUSSES, LICHEN)
Contrairement aux techniques de stabilisation, la préservation par immersion est pratiquée sur des végétaux séchés. Le procédé consiste à plonger la plante dans une solution de préservation à base de glycérine végétale, d’eau et de colorants alimentaires afin de la réhydrater. Cette solution doit être préalablement chauffée au delà de 40°C minimum. Le processus lui confère alors une nouvelle souplesse et la couleur souhaitée. Une fois sortie du bain, ces végétaux sont nettoyés puis séchés. Le temps de séchage peut fortement varier d’une espèce à l’autre, selon la nature plus ou moins spongieuse et/ou la porosité du végétal concerné. Cette technique, moins onéreuse et risquée, reste cependant bien moins fiable dans le temps. La qualité de conservation obtenue par cette méthode n’est pas comparable avec celles obtenues par les techniques de stabilisation. Dans le cas des mousses, cette technique est la seule fiable et valable mais demande des temps de séchage qui peuvent sensiblement augmenter les coûts de production.


Feuillages stabilisés photos @SecondFlor

Le lichen est lui immergé dans une solution saline. Cela présente l’avantage d’être non inflammable (contrairement à la glycérine) et naturellement traité contre les insectes. Par contre, il sèche en dessous de 40% d’humidité dans l’air. La stabilisation du lichen au sel permet d’en faire le végétal le plus fiable de tous les végétaux préservés.

Coussin d’alliance réalisé en végétaux stabilisés

PRÉSERVATION PAR PULVÉRISATION (MOUSSES)
Cette technique est sensiblement identique à la préservation par immersion. Elle est également utilisée sur une matière végétale sèche et souvent plate. Elle consiste à pulvériser directement sur le végétal une solution de préservation à base de glycérine végétale, d’eau et de colorants alimentaires afin de le réhydrater en surface. C’est le cas notamment pour la mousse plate et mousse boule pour laquelle ce procédé est couramment utilisé. Le processus lui confère alors une nouvelle souplesse de surface et la couleur souhaitée. Une fois pulvérisés, ces végétaux sont séchés uniquement. Le temps de séchage est ici bien plus court qu’avec une immersion totale. Cette technique est donc encore moins onéreuse et risquée que la précédente mais possède les même problématiques de fiabilité dans le temps. La qualité de conservation obtenue par cette méthode n’est pas comparable avec celles obtenues par les techniques de stabilisation.

Idéale pour créer de l’émotion floral les jours de mariage. Floraison d’accessoires pour les mariées, ses demoiselles d’honneur et le cortège. Ils deviennent de vrais bijoux floraux.

TECHNIQUES MIXTES & AVENIR
Certains végétaux peuvent être stabilisés en combinant plusieurs techniques:

-On peut par exemple concevoir de déshydrater la plante dans un bain alcoolique et la réhydrater dans un bain de glycérine chaude sans catalyseur ni propylène glycol.

-On peut également immerger un végétal frais en considérant qu’il pourra tout de même absorber la glycérine par capillarité dans le bain. Il n’est pas rare d’enchaîner une stabilisation par capillarité avec une immersion pour fiabiliser la couleur extérieure.

-On peut également assurer la tenue du végétal en stabilisant par capillarité puis donner la couleur par immersion. De nouvelles techniques de stabilisation innovantes sont en cours de développement. Certaines, comme à base de CO2 sous pression, offrent la possibilité de stabiliser de nouvelles espèces. Elles permettent surtout de réduire le temps nécessaire à la stabilisation des fleurs et des plantes.

La stabilisation végétale n’en est qu’à ses débuts. Les connaissances et les techniques dans le domaine sont en constante évolution.

Merci à l’entreprise @Second Flor » spécialiste de cette technique pour ces explications détaillées et à qui j’ai emprunté aussi certaines photos de leur site réservé aux professionnels!

Dahlia rose dragée stabilisé
photo @SecondFlor
Petit tableau collage et arcrylique


Nature …éternelle

Hélas, elle ne l’ai pas. Chaque jour nous la faisons souffrir.

Mais, j’ai mon truc à moi, mes astuces pour pouvoir m’entourer de nature…presque éternellement!

Par amour de la nature, par nécessité vitale d’en récolter, d’en rapporter, d’en conserver de petits morceaux près de moi, comme autant de trésors au fil des saisons…  je la collecte, je la découpe, je la classe, je la stock, pour en garder l’ idée, le souvenir, un témoignage, un rêve parfois depuis des dizaines d’années!

Cailloux, mousses, bois flottés, fleurs séchées…

landart

Parfois aussi se recompose, après de longs mois, une envie de créer, à ma façon, de fabriquer avec toute cette nourriture végétale accumulée une nature éternelle… sur mes toiles. Paysages abstraits, imaginaire ou virtuelle.

Comme ici ou la mer m’a inspiré cette petite toile ou se mélange des morceaux de carton, tissu sur un fond d’acrylique

Autre détail

Ou encore ici une toile  de 3 panneaux ;collage, papier,  bois, écorces, corail  et acrylique papier et autres fibres trouvées au bord de l’eau !

Tableau collage et acrylique

                        

Ci dessous mon tout premier plus classique. Mélange de fleurs en latex (plus souples et vraies que nature), de végétaux stabilisés et de peinture acrylique!

Tableau en techniques mixtes(vendu)

                                                          Tableau en techniques mixtes(vendu)

 

Ou encore ce tableau plus figuratif…presque natur »elle »(vendu)

(vendu)

Feuillages stabilisées, branches d‘orchidée et ses racines en latex , le tout sur un support de ma composition et maintenu sur un châssis en toile de coton…des parties de végétaux plus ou moins composites,plus ou moins vrais,plus ou moins « nature » .

Je recrée alors une partie de « nature« 

Alors, je ressens un envie de fixer, coller, peindre, triturer des bribes de toutes ces histoires enfouies dans mes cartons, mes bocaux, mes tiroirs, mes dossiers…sur une toile pour en recomposer une œuvre bien à moi et alors et seulement là cela devient un #tableau prêt à être vu !

(Vendue)

                             Tableau « Fleur de pommier » (vendu)

Bordure de mer en ribambelle de petit bois flotté, d’écorces et de fleurs en tergal

Tableau techniques mixtes(vendu)

                                         

Quelques tableaux sont visibles dans ma galerie »décoration », d’autres sur ma page

   Certains sont vendus d’autres sont encore  disponibles mais tous sont protégés par un dépôt de copyright sous le n° 00048492

Une question? Une envie et peut être une commande…écrivez moi: latelierdebiarritz@gmail.com

A bientôt